C’est durant la deuxième Assemblée ordinaire de l’Union Africaine tenue en juillet 2003 à Maputo (Mozambique), que les chefs d’Etat et de gouvernements africains ont adopté la « déclaration de Maputo sur l’agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique », laquelle contenait d’importantes propositions pour le développement de l’agriculture sur le continent d’où la mise en œuvre du PDDAA.
Le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA),constitue le cadre politique africain pour la transformation agricole, la création des richesses, la sécurité alimentaire et la nutrition, la croissance économique et la prospérité pour tous. Ce programme fait partie intégrante du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) et a pour vision d’éliminer la faim et de réduire la pauvreté à travers l’agriculture. A cet effet, le programme fait appel à tous les acteurs provenant de toutes les régions du continent et exerçant dans le développement de l’agriculture, afin de coordonner et partager les connaissances, réussites et échecs, et surtout encourager et promouvoir les efforts entrepris pour la réalisation de ce programme.
A ce jour, 41 pays ont déjà signé le pacte pour la réalisation du programme et neuf d’entre eux (Angola, Érythrée, Éthiopie, Burkina Faso, République du Congo, Gambie, Guinée-Bissau, Nigéria, Sénégal et Tanzanie) sont parvenus à dépasser l’objectif de croissance de 6 % que s’était fixé le programme.
Le cabinet STRATEGIES ! travaille avec le NEPAD depuis 2010 dans le cadre Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique et mène depuis quelques mois, une étude en vue d’évaluer le niveau réel d’implémentation du PDDAA et d’analyser la place qu’occupe désormais l’agriculture dans les différents pays signataires, depuis la signatures du pacte.
Dans le cadre de cette étude qui porte sur 10 pays, STRATEGIES ! en collaboration avec d’autres consultants, a pour mission d’analyser comment le processus PDDAA, à travers les instruments tels le Plan National d’Investissement dans l’Agriculture –PNIA est lié aux systèmes nationaux de planification et de budgétisation. Les institutions impliquées dans cette étude sont : les gouvernements à travers leursministères du domaine agricole, les organisations de société civiles (OSC), le secteur privé, les partenaires techniques et financiers (PTF) et d’autres acteurs clés pouvant jouer un rôle plus ou moins important dans le processus.
Les données recueillies après ces études pays permettront au NEPAD de tirer des leçons sur les voies et moyens à mettre en œuvre en vue d’améliorer l’ancrage du PNIA dans les processus nationaux de planification, de budgétisation et de la comptabilité, afin de parvenir à une coordination intersectorielle améliorée dans la mise en œuvre du programme.
A la suite de la présentation de ces résultats qui se fera en novembre 2015 en Afrique du Sud, il conviendra au NEPAD, dans la perspective d’élaborer un plan d’actions pour la suite et de mettre sur pied un système favorable pour l’atteinte des objectifs de ce programme détaillé signé par les chefs d’Etats en septembre de l’an 2003 au Mozambique et renouvelé en 2014 à Malabo.
L’avenir du continent dépend de l’avenir de son agriculture. STRATEGIES ! a le privilège d’être parmi les acteurs au centre de cette réflexion stratégique clé.
Stay tuned for more on African Agriculture in the coming weeks!


